•   

    j'attends

    je sens les agrumes de votre corps

    la rue sursaute à chacun de mes pas

    nous étions dans cette salle

    vos yeux

    les façades sourient de mon attente

    les arabesques de vos souvenirs

    effleurent ma main

    les statues se perdent dans la foule

    vous cherchez mes arcanes

    les coupes de champagne

    pétillent dans nos yeux

    je désire les arbres

    vous me cherchez, je t'attends

    je sens les agrumes

    votre corps

    les souvenirs s'enroulent

    funambule de la soie vous cueillez le vent

    offrande d'un passé fleuri

    vos traces suivent les pavés

    dorés de l'amour

    les agrumes de votre corps s'approchent

    mes pas dansent votre musique

    vous êtes

    nous

    je

     

     

     


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  • Quand la patience n'est plus infinie et que l'horreur se répète ...

    je ne me nourrirai pas

    aux alvéoles de votre haine

     

    je ne boirai pas

    au vin de votre violence

     

    mes armes seront les mots

    que j'épandrai sur les champs de vos morts

     

    un "r  de  religion" sépare les mots de la mort

     

    des graines de mots irriguées par vos pointes de sang

    fuseront les pousses de la vie

     

    bleuets coquelicots

    tournesols

    folle avoine de la liberté

     

    j'attendrai la lente germination

    j'attendrai que les champs

    se nitratent de la paix

    que le serpent vous aura extirpée

     

    ai-je fait un rêve

     

           aurais-je la patience

           saurais-je attendre que percent les plantes

     

           aurais-je la sagesse de mes mots

     

           qui sait si

           je ne féconderai pas les alvéoles ou l'ivresse de la vengeance

     

           qui sait si

           je ne déserterai pas mes mots

           pour d'autres armes

     

     Mars 2015 pour le 7 janvier 2015, pour  aujourd'hui 13 novembre 2015.

     

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  •  
     

    où sont les doubles des souvenirs

    cueillis

    à l'aube crépusculaire

     

    la déchirure des bras

    s'étend

    vers les buissons du désespoir

     

    où sont les ombres fantômes

    versées

    sur les larmes brunes

     

    les pas

    se délitent

    soleils obscurs d'un cheminement parfait


    la vague dévaste le passé

     


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  •  

    à Marin Marais

     

     

    les voix humaines se répondent

    filigrane de ses souvenirs

    prélude

    aux fêtes champêtres

    où l'absence règne

     

     

    quand la rêveuse

    dans le tourbillon de sa mémoire

    déserte la sarabande

    elle s'abandonne

    en d'étranges arabesques

    au grand ballet de la folie

     

    qu'elle romance

    en couplets

    entre violes et guitare

    elle arpège

    sa dissonance


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  • quand l'hirondelle revient de la mémoire

    arbres et soleils se déploient

    fulgurance émeraude

    aux confins de l'oubli

     

     

    les chants envahissent le jardin

     

     

    l'enfant

    pressent

    ce qui renaîtra

    de l'oubli à venir

    palimpseste d'un passé

    enfoui

     

     

     

    quand l'hirondelle revient de la mémoire

    les chemins des rivières empierrées

    murmurent les chants de l'origine


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