• si le vent basculait dans ma tête

    oiseau tourbillonnant

     

    je serais corde

    si fine que

    rien ne me rattacherait

    mes racines gelées briseraient le ciel

    à rejoindre

    un firmament qui n'existe qu'en moi

     

    les envolées

    se feront plus larges

    les mots prendront ampleur

    et mes bras si malingres

    à ne serrer que l'absence

    ne saisiront plus l'ombre

    de vos regards

     

    sans fil

    je déambulerais

    de rivage

    en soleil

    les robes de Peau d'Ane

    en guise de passeport

    je vivrais dans les rêves

    qui n'existent qu'en moi

    tour de solitude

    où personne n'entrera

     

    si le vent basculait


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  • qu'arrive la nuit

    quand le crépuscule se fait ombre

     

     

    qu'arrive la nuit

     

     

     

    au jour perdu

    retrouver les rêves

     

     

    histoires

    fractales

    les mots enfouis

    labourent

    la pensée souterraine

     

     

    vagabonds de la Raison

    biaisant les paroles dérobées

    à la voix des dieux

    ils emportent les mystères

    griffés

    sur la scansion de la nuit

     

     

     

    qu'arrive l'aube

    que ne s'esquive

    le parchemin de nuit


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  •  

     

    où est le vent

    chasseurs d'images

     

    runes effacées

    écorce vierge

    sur le reflet du silence des mots

    l'ébène n'incruste plus l'ivoire

     

    vent délité

    images grisées

    parchemin déserté

     

     

    la main se suspend

     

     


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  •  


    d'un geste rageur

    tu presses

    vers la toile bise

    de tes fantasmes

    la turgescence de tes tubes

    coulures noires

    coulures blanches

    longues traînées spermatiques

    que la chaleur australe

    délitera un jour


     

    lagunes

    palmiers

    raies mantas

    tourbillonnent dans tes mains

    cyclone multicolore

    chatoyant tes toiles d'ivoire


     

    entre ces deux univers

    un amour s'effaçant

    dans une rivière de printemps fougueux


     

    les écaillures noires et blanches

    vastes  lambeaux de tes peurs virginales 

    ont dénudé la toile bise

    sirène tu sublimes les appétits

    de ton amour douleur

     

     

     


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  •  Ce poème a obtenu le premier prix de poésie libéré décerné en novembre 2014  par la Société Rosati d'Arras.

     

     

    à travers les arbres que désire le vent

    les fleurs de soleil où se façonne la mer

    les braises qu'emprisonnent les chants d'amour

     

     

    à travers les sillons refuges de mes angoisses

    les encres qui naviguent sur les hachures de mes peines

    les traits que j'ai peine à tirer

     

     

     

    indifférente

     

     

    à travers les fontaines

    à travers les margelles où mon corps prend appui

    à travers les étoiles qui reflètent les puits

     

    je paresse en un lent pèlerinage où

    se tisse le chant des dames

    arabesque de leurs amours froissées

     

     

     


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