• Le cri de tendresse emportée par la tigresse des dunes archaïques
    Au ressac de la gorge serrée sur la connaissance
    Pourfend les amarres du parfum d'Antioche

    O arme les fleurs du soleil
    Descente de lit endormie sous les pieds câlins
    Ceux du matin
    Hésitants dans le jour avenir
    Sans pitié pour les hésitations qui font frémir

    Chaque regard observé, lance d'entente
    Frémie en digne soupirs rouges

    Oser les yeux bleus à la porte du tram
    S'enfoncer dans son indicible d'homme
    Ne rien trouver d'autres que la transparence
    L'appel de la chair, celle de la main qui furète
    Que je repousse tant son incompétence est certaine

    Cri de mon cœur
    Adieu bel homme
    Aux yeux bleus de porcelaine.


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  • Trouver sur le sable fin une endormie oubliée

    Recouverte d'édredon rose

    Au soleil affolé de l'été du lointain pays.

     

    Merveille de ta découverte sur la plage

    De ton enfance reconvertie en délivrance

    Pour plus d'amour empilé dans le bahut des ciels hurlants

     

    Devenue sirène de présence

    Tu te fracasses entre les vagues s'entre-baisant

    Sur pente enneigée d'écume amoureuse

    Te donnant vie pour toujours


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  • Tu ramènes à ton nombril l'accent apeuré de ma voix

    Tu crois sans cesse que la fin du monde est  dans ma main

    Tu bouscules l'armée des tentatives d'approche de ton aimée

    Tu glisses dans ton cimetière de fantômes en ricanant.

    L'impossible entente

    Qui es tu pour toujours ressembler à un rouge-gorge sautillant

    Une tortue protégeant sa tête à la moindre froidure

    À un rat s'enfuyant dès l'approche d'un terrestre

    Un corbeau méfiant attaquant un pigeon hésitant?

    L'impossible entente

    Nous n'irons plus à la recherche du temps perdu

    Chaque madeleine moisira sur le rebord du canal du Vignaud

    Le serpent de la tendresse séchera sur l'étendageL'impossible entente

    Nos corps se repentirons de s'être aimés en douceur de soie.

     

    Nous sommes le beau temps de la fenêtre entrouverte sur la prairie aux coquelicots

    Nous sommes le simple compliment d'une vie innocente plus douce qu'un réglisse

    Soustrais toi à ton fétichisme de la colère de Jérusalem

    Quitte ton impertinence de passager à vélo entre deux continents.

    L'impossible entente

    Oh ciel des anges rieurs

    Oh terre des herbes folles

    Donnez nous de l'amour réparateur

    De la colombe du tout possible

    L'impossible entente


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  • Fil d'argent dans le ciel

    Je te perçois plus large

    Qu'une météorite.

    Parcouru par la foudre des éléments

    Tu dévores les minutes amoureuses sans te poser.

    Ton corps habite en silence mon corps.

    Telle une clarinette tu m'ensevelis dans l'au-delà de nous.

    Tu me pousses

    En dehors des attentes de mon âme.

    Tu me couvres d'essences aromatiques et de coupures

    Aigre-fines.

    Mon destin court-circuité divinise ta présence

    Créant un vaste univers d'impensé.

    Plus qu'une montagne, tu es un aqueduc de liqueur odorante, la Grande Chartreuse de notre union.

    Tu ébranles mes certitudes futiles et mes silhouettes en accent circonflexe !

    En l'état, demeure inflexible, Toi palmier aux feuilles joyeuses

    Recouvertes d'abandon au présent et de ta perpétuelle

    Volonté de savoir.


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  • Lacs d'eaux de mes larmes

    Bleutées

    Contaminées par l'herbe

    Verte de ta tendresse

    Retenue par la roche endormie

    Se couche en bordure de ta présence.

    Mon implacable solitude

    Reliée à mon corps démuni

    Entre tes bras

    Sans frontière polygramme

    S'émerveille

    D'exister dans la non-existence.

     

    Défiant mes larmes

    Habitées de perles de mort

    Je cherche l'alliance

    De la pierre noire et de la pierre blanche

    Dans le jeu de go de nos vies

    Leurs principaux mouvements favorisent 

    La capture fugitive de nos âmes

    La connexion de nos corps.

     

    Notre indéniable arrimage

    Cabotage incertain

    Sur mer chaotique

    Nous pousse vers des

    Marées imprévisibles

    En dérivant sans gouvernail.

     

    Entre les deux astres confidentiels

    La lune opale nous ignorant

    Le soleil grillon nous empoisonnant

    Nous sommes

    Reliés par nos deux vies

    Enfermées dans nos corps

    Divins.


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