• L'eau en désordre

    se noie en spirale

    En glissant le long de ma main mouillée

     

    Le loup ouvre sa geuele

    Terreur du noir

    Sans bruit

     

    Plus épais qu'une forteresse

    Ensevelie

    Dans le sable de l'amour

    ton corps

     

    Ridicule attachement

    A la nouille du destin
    Les baguettes chinoises

    Laissent filer la vapeur

    Sur l'avanir vide

    Auréolés de chérubins

     

    Précieuses peurs

    Faisant ronde autour de moi

    En sonnailles

    Eclaboussant ma tête

    Jusqu'à l'endormissement

    Loin de toi


    votre commentaire
  • Partir sans cesse

    Infatigable détresse

    Un frisson rampe sur l'eau

    Suivant la piste du détail

    Enveloppé de tendresse

    le dégel a commencé

    Et gagne la tombe immense

    Des aimés éparpillés dans le ciel des regrets

     

    Courir après les traînées éphémères

    que le soleil corrompt avec ses rayons

    Rudoyant l'immobilité de mon cœur

     

    Crépuscule des angoisses

    Dans la traînée des nuages

    Au soleil couchant

    Immobile mon regard s'éloigne

    Oubliant le silence des grenouilles


    votre commentaire
  •  

    Lutter et encore lutter 

    Ma précieuse vie terrifiée 

    Par les démons de l’absence 

    Laisser passer ce témoin du rien 

    Cet ébranleur de certitude 

    Cet inconnu dominant ma vie. 

     

    Supplier la tempête de reculer 

    De m'oublier 

    D’abandonner mon corps à la vie 

    De filtrer les rayons du bonheur 

    Pour accompagner du plus soif 

    Qu'elle s'enfuit avec les cigognes 

     

    Tout est à reprendre 

    Lentes constructions amoureuses 

    Voiles plein sud 

    Pyramides adoucies par les vents de sable 

    Désordre des pierriers en cascades de fleurs 

    Écoulement continu des parfums de la terre 

    Du patchouli hypnotiseur au genet colonisateur des égyptiens

     


    votre commentaire
  • La nuit myosotis

    Une grossière couverture de bure
    Couvrant ma colère de ciel noir
    S'ouvre aux frimas glacés
    De ta présence

    Tout me quitte
    Je cherche à me retenir
    Aux lambeaux du jour infernal
    A chaque pas
    Je bute sur toi
    L'obscurité est si profonde
    Que je m'enfonce en toi
    Qui ne crie pas
    Je me dépasse
    Pour revenir à tes côtés

    Nous irons ainsi jusqu'au matin
    A la recherche d'un brin de myosotis
    Oublié sur l'heure sombre
    De notre amour.


    votre commentaire
  • La lumière

    Suit le fil de l'araignée

    Les poules s'entendent

    Dans la jungle

    Les voitures à klaxons

    Gras

    Je gémis

    La mort dans la fougère

    Arbre

    Sanglot de la femme captive

    Du corps habitable

    Confondre sexe et tendresse

    Super

    Mal d'amour

    En mal d'amour

    Captive d'amour

    Tremblement

    Des mains

    Du cadavre futur

    A moi

    Sanglot de la femme

    Blanche

    Les oiseaux piaillent

    Gémissent les nénuphars



    --


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique