•  

    Bousculer l'inertie de mon escargot

    courir sans cesse après cette furie du ciel

    cousue dans le tissu de l’au delà

    tonnerre dans l'azur

    tremblement dans la terre

    océan déchaîné

    assortiment des trois éléments

    je m'arc-boute pour me sortir de leur influence

     

    Serpenter sur mon chemin de cailloux

    rochers poussés à chacun de mes passages

    surplomb en cascade de chantilly

    dans la serpe de l'horizon

    dantesque chamade de nos cœurs emmêlés

     

    Passage infernal du désir

    enveloppé dans une couverture douce

    creusant une caverne de détresse

    dans mon amour défunt.

     

    Le souffle de la mort

    est bien la mort

    des choses à venir

    dans l'âme de mon corps de pierre.

     

     


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  • Oh

     

     

     

     

     

     

    Oh

    toi sans nom

    mon corps est en toi

    tout en toi.

     

    Je t'approche

    et suis soudain une en toi

    tu es tout en moi

    non séparée

    occupée.

     

    Assiégée par ta présence

    immergée

    tu es

    mouillette dans un oeuf à la coque!

     

    Oh

    comblée

    seau débordant

    immobilisée

    momie infusée

    paralysée par ta brutale présence

    si forte

    me surprenant

    au risque de me noyer

    dans le bonheur

    engloutie par ton sans forme

    stoppée dans ma marche.

     

     

     

     

    Coincé entre deux dents

    tu t'avances

    engloutissant ma salive.

     

    Tout est frais dans ton brasier

    je ne saurai dire si tu m'aimes

    je ne t'aimes pas.

     

    Je te sens m'aspirant

    prenant de plus en plus de place

    quand tu te rappelles à moi

    brutalement

    m'envahissant d'amour

    mes frontières sont mise en lambeaux.

     

    Je courre dans une boîte

    cette boîte c'est toi

    j'approche des bords

    ils s'éloignent.

     

    Je m'élance vers la montagne

    elle recule

    tout est en toi

    frisson du tout

     

    Mon corps une demeure

    avec toujours plus de tuiles

    pour couvrir cet amour

    de plus en plus grand.

     

    Tu me coupes le soufle

    comprimant mes poumons

    avec ta joie invincible.

     

     

    Attérrée de tant d'intensité

    je cherche à démissionner

    au bureau des mystiques.

     

    Demain

    te sentirai je

    encore si foudroyant?

     

     

     

    Selon la lune

    le soleil

    et les dragons

    tu déferleras

    avalanche de poudre d'or

    bouleversant mes possibles.

     

    Tu es mon duvet orange

    m'enveloppant des pieds à la tête.

     

    Je suis repliée sous toi

    toute petite pour mieux

    être contenue par

    ton injuste attention.

     

    Le plus ramassée possible

    et le tour est joué

    un tout petit volume

    plus rapide à posséder

    par tes baisers de fraises.

     

    Je reste minimum.

    J'obtiens le maximum.

     

     

     

     

     


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  • Ma joie en courant d'air
    Me déplace en fleuve
    D'enfer
    Je cours avec les loups
    L'air siffle sur les silences de ta respiration
    Contre toi je m'étire en étouffant le monde
    L'avenir n'est plus qu'un lointain souvenir
    Légué à ma naissance par ma mère
    Et toi nu
    Tu m attends
    Sur ta couche coqueluche
    Je me joue contre toi du monde
    Rien ne nous retient d'être


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  •  

    Poétesses vos ombres sanglotantes
    Se jettent à ma poursuite

    De très loin vous revient ma bouteille de vie
    Flottant sur la mer pourrie
    Par le sommeil de la douleur

    Poétesses
    Je sème des clous trompeurs
    Truffés de feintes horreurs

    Ma chansonnette du tout perdu
    Cherche revanche avec la charrue

    quand
    monte l'alouette dans la soie du vide mondial.
    Abandonnée au berceau, j'erre engrossée par les vestiges de mes autres vies


    Je n' hériterai de rien dans le futur
    Mes glorieuses aventures
    Seront partagés avec mes vainqueurs
    Restera le souvenir carré de leur douceur


    Je trempe mes mains jointes
    Dans le sable enivré par l'amour que chérit
    L'âme féminine

    décorant la lune en cercle vert



    Dans un igloo d'émotions

    j'empile des briques rouges dorées par le soleil d'encore hier


    Et l'eau sombre du cachot du monde m'appelle

    dans un tourbillon d'enfer.



    Poétesses suivez-moi dans ma nuit

    digitale

    pour que

    chaque pétale

    accroche votre espoir de renaître

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


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  • Mirage des nuages d'amour

    qui s'amoncellent sur mon chemin

    de racines d'iris bleus.

     

    Comment les abandonner en route

    sans m'enfoncer

    dans le marécage de la tristesse ?

     

    Éphémère tentation

    aller rejoindre cette lumineuse personne

    qui s'enivre des derniers rayons de lune

    cachés par la montagne de la fuite.

     

    Regards découragés

    par la furie des couches d'hésitation

    du quaternaire.

     

    Caverne d'enrichissement allégorique

    entassant mes coups de cœur

    au rayon de l'inutile.

     

    Ainsi va ma vie cahotante

    portée par l 'âne de la maison des abandons

    sans fenêtre

    obstruée par les chardons du découragement

     

    présences alignées en guingois.


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