• ÉDITO

    Transformer le poète en chercheur d'or exige qu'il sache manier la bâtée...qui peut être hache, massicot, tranchoir. Nécessite de la sobriété… Mais nombreux sont ceux qui ont compris la beauté de l'arbre dépouillé de ses feuilles, rameaux noirs ouverts comme des doigts attendant que les bague la neige. Croire au choc des mots et savoir que c'est le choc entre les mots les plus simples qui boute le feu. L'étincelle du silex dans le noir peut n'être pas encore de l'or mais je me souviens de la surprise, de l'odeur de poudre de la pierre surchauffée… J'étais enfant. Ne pas chercher trop loin les cailloux qui s'enflamment, ils parsèment les chemins, attendant que les colore de bleu l'ombre des hommes. Lorsque nous lisons nos poèmes, c'est à une couleur que j'aimerais qu'ils fassent penser. Je songe au bleu des nuits, ce bleu qui disparaît aujourd'hui dévoré par trop d'éclairs rouges… Il faut qu'ils tombent vos poèmes, ils sont feuilles, c'est la saison, le vent les portera vers la vasque d'albâtre, blog ou site internet… à tous à vos plumes… bel automne en poésie.

     

    Jacques Ducret


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