• Edito par Jacques Ducret

    Printemps des poètes... on peut grimacer à l'idée de beauté, de lumière, de Tendresse des fleurs, des arbres au renouveau ruisselant de verdure, des chemins à nouveau visibles des étoiles... Cette splendeur soudaine, rendant plus abjecte la misère de ceux qui aujourd'hui, hantent bidonvilles et camps, plus qu'ils ne les habitent, ceux qui dorment sur des trottoirs sales et glacés, statues couchées figées dans une inadmissible détresse. Qui oserait demander à l'enfant qui a faim de regarder la fleur ? Le rôle du poète, sa responsabilité, s'il se prétend tel, est de dire la place possible entre la beauté et l'inadmissible... Le vrai printemps, c'est, s'il peut dire avec ses mots la sortie de l'hiver, le retour d'un soleil qui serait espérance. Que ses mots, ses pauvres mots puissent faire naître, ne serait-ce qu'un peu d'espoir, alors il seront pleinement justifiés. Pas de découragement, la tâche est longue, ne faut-il pas du temps pour que mûrisse un fruit ? J D

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