• Sur la berge où l'eau glacée se crispe

     

    est le corps d'un amour oublié

    la froidure gèle ses chairs et ses sentiments

    elle était belle

    elle était chaude

    elle était espoir

    d'un partage de moments de joie

    d'un partage de plaisirs insouciants

    d'une maternité généreuse

     

    est le corps d'un amour oublié

     

    recroquevillé sur l'échec de ses espérances

    d'un partage des bonheurs

    d'un partage d'idées échevelées

     

    est le corps d'un amour oublié

     

    flétri des viols conjugaux

    des brutalités d'amants

    aux rages d'aigris

     

    est le corps d'un amour oublié

     

    au dévers d'une vie de chaos

    amas de désespérances

    aux aciers acérés et déchiquetés

     

    est le corps d'un amour oublié

     

    abandonnée aux turpitudes des faux amis

    sali par des abandons de dignité

    outragé par l'indifférence des bonnes gens

     

    est le corps, vivant, d'un amour oublié

     

     


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  • Les arbres de la forêt

    dans un balancement

    aux ondulations majestueuses

    poussent le vent

     

    le soleil scintille,

    le filtre des feuilles

    l'éclate en mille flashs

     

    le ciel court sur le vert des prés

    un opéra d'oiseaux

    se dispute une chorégraphie

    où la mort et la vie

    en sont la musique

     

    les arbres de la forêt

    poussent le vent

     

    froissant un silence

    portée des chants d'oiseaux

    tout est disponible

    la joie, le bonheur

    la peur, l'angoisse

     

    les arbres de la forêt

    poussent le vent

     

    entourés de liberté

    résurgence d'incertitude

    d'étouffement urbain

    le vent porte le temps

    aussi loin qu'une folle espérance

    ce moment n'est pas un rêve

    réalité de l'instant

    la saisir

    pour toujours

     

    elle existe ici

    mais comment, là-bas !

     

     


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  •  

    689 mots, 4010 caractères

    693 mots, 4035 caractères

    697 mots, 4061 caractères,

    magie de la machine ordinateur

    qui compte mes mots de poèmes et leurs caractères

    avec le systématisme

    d'une mathématique copernicienne

    où la pensée poétique

    s'inscrit sans discontinuer

    dans des organes excités par des électrons

    d'une machine universelle

    je pense, elle compte

    je ne peux penser, sans qu'elle compte

    734 mots, 4290 caractères

    non, 739 mots, 4319 caractères

    4335

    4340

    non 45

    non 5I

    ?

    54

    faux

    60

    ….

    64

    elle compte même les points !

    infernal

     

     


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  •  

    Cette nuit

    je m’endors sur mes rêves,

    s'ouvre l'infini

    de mes obscurs frayeurs,

    de mes angoisses,

    de mes fantasmagories,

    s'ouvre l'infini

    d'une vie ténue,

    noyée dans des vapeurs translucides

    sur lesquels mon corps se dissout,

    le possible présent

    se déroule sans efforts,

    tout est solution,

    insouciant du conscient

    je ne m'appartiens plus,

    l’adrénaline monte dans mes vaisseaux

    hors de moi-même,

    une puissance m’étreint que je regarde

    sans la voir, sans la vouloir,

    défilent des images sans scénario,

    vite, d'action en action

    sublime spectacle surréaliste

    où mort est naissance,

    souffrance est plaisirs,

    laideur est beauté,

    dans des enchaînements indicibles,

    sans cheminement rationnel,

    du noir et blanc,

    des vertiges de couleurs,

    des visages connus que je ne reconnais pas,

    un liquide amniotique sature des événements

    sans ordonnance, aux fulgurances

    à l'opacité indéchiffrable sur le blason de ma vie,

    mes synapses bredouillent dans la liberté

    de mon insouciance nocturne,

    drogué par le sommeil

    d'un corps allongé dans un vide spatial,

    corps, à la forme d'une nébuleuse

    qu'un coma en retour de conscience

    déchirera dans un oubli total

    de ma subjectivité

     

     


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  • Autour de la grâce de son corps

    Je noue mes phantasmes et mes désirs,

    Lierres meurtris par le froid des oublis

    Des tendresses éclatées par les usures

    Des intempéries de la vie,

    Des tempêtes aux violences

    D’un goût de sang de crime,

    Eclatant sur le temps d’amour

    Toujours dans les soubresauts des limites de l’enfer

    Aux tourments de cœurs arrachés

    Détruits, à la mémoire effacée,

    Sans annale, sans témoignage,

    Une nouvelle naissance, humide de ses eaux

    Flotte un nénuphar malhabile

    Dans l’incertitude des oublis du passé

    S’échapperont les éphémères























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