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    Failles ouvertes

    Falaises avides

    de la chute de nos idéaux…

     

    Sur un lit sonore de feuilles

    se déroulent ces pensées troubles

    et dans les fissures s’en vont

    les amours mortes

     

    Failles ouvertes

    Falaises avides

    de la chute de nos idéaux.


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    Écrire un texte troué

    et lumineux

    et que s’y faufilent des ombres,

     

    des couleurs, des fenêtres ouvertes

    sur les cris des enfants,

    les odeurs d’herbes,

    le parfum des pivoines,

    les chants d’oiseaux…

     

    Écrire un texte troué, à fenêtres,

    ouverte au flux de l’univers ,

     

    des traits, des failles luminescentes,

    des mots qui redoutent le contact,

    battent les syllabes, découpent l’espace

     

    Écrire un texte à trous

    mais comment

    faire advenir la présence ?

     la neige, le vent, et l’amour ,

     

    l’amour qui emporte tout…


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    Le vent, la poussière et les eaux.

     

    La vie s’emporte à la vitesse des nuages

    Elle s’évapore tous les jours

     

    À travers les trous d’obus, et de balles

    trains transpercés, voitures blindées,

    les éclats nus de la lumière…

     

    La violence à jamais liée à cette étrange volupté…

    Détruire !

    Aller au désastre au plus vite…

     

    Le vent, la poussière et les eaux.

     


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    « Plutôt que laisser passer l’orage

    Apprendre à danser sous la pluie »

    Sénèque.

     

     

    Le cœur sous la peau

    Bat en tambour

    Et le roulis se forme en moi

    Renvoie perdus et sans adresse

    Tous les poids chargés d’amertume.

     

    Une pluie de paroles qui noie ?

    Un regard poétique alors vient, qui les écarte.

     

    Mon cœur bat en tambour vraiment

    Détricote la langue

    Retricote des phrases

    Et j’écris sous les coups reçus

    Dans la nuit noire des insomnies

     

    Des mains qui libèrent les notes 

    Comme des oiseaux dans un ciel vaste ?

     

    Mon cœur bat en tambour

    Plus rien ne peut vivre dans les livres

    Sans respirer libre au grand air

    Plus rien ne doit rester pris

    Seul sur la page.

     


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    Retour d'abîmes

    de la connaissance par les gouffres

     

    L'univers fluide s'est fondu

    dans un espace sans limite

     

    Le silence lumineux est mouvant

    et je traverse les apparences

     

    Ce sont des temps de contraction

    d'expansion, de dilatation

    C'est la respiration, le souffle

    qui constitue mes archipels

     

    Rêvant de volcans, de déserts

    de sous-bois et de porcelaines

    de nénuphars dans les étangs

     

    Les formes se sont dénouées

    et je m'accroche à une ligne

    d'horizon bleu


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