• Nuit

     

    Cette nuit

    je m’endors sur mes rêves,

    s'ouvre l'infini

    de mes obscurs frayeurs,

    de mes angoisses,

    de mes fantasmagories,

    s'ouvre l'infini

    d'une vie ténue,

    noyée dans des vapeurs translucides

    sur lesquels mon corps se dissout,

    le possible présent

    se déroule sans efforts,

    tout est solution,

    insouciant du conscient

    je ne m'appartiens plus,

    l’adrénaline monte dans mes vaisseaux

    hors de moi-même,

    une puissance m’étreint que je regarde

    sans la voir, sans la vouloir,

    défilent des images sans scénario,

    vite, d'action en action

    sublime spectacle surréaliste

    où mort est naissance,

    souffrance est plaisirs,

    laideur est beauté,

    dans des enchaînements indicibles,

    sans cheminement rationnel,

    du noir et blanc,

    des vertiges de couleurs,

    des visages connus que je ne reconnais pas,

    un liquide amniotique sature des événements

    sans ordonnance, aux fulgurances

    à l'opacité indéchiffrable sur le blason de ma vie,

    mes synapses bredouillent dans la liberté

    de mon insouciance nocturne,

    drogué par le sommeil

    d'un corps allongé dans un vide spatial,

    corps, à la forme d'une nébuleuse

    qu'un coma en retour de conscience

    déchirera dans un oubli total

    de ma subjectivité

     

     


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