• Cet instant même
    où je l’ai laissé passer
    Inconnu
    cet instant a suffi
    pour qu’il
    devienne
    souffle de vie

    Au crépuscule attendri
    par la brise, il a parlé
    Les mots ont sculpté
    l’ombre de ses pas

    l’air s’embrasa
    Sa bouche entrouverte
    respira un titre
    en spirale
    empreinte d’un rêve


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  •  

    Accrochés à la croûte terrestre

    par l’alphabet

    Oh tout ce qu’il permet

     

    Tous les morts de nos millénaires

    dessous la surface fertile

    n’écrivent plus

     

    Tournons tous dans le cosmos

    rythmé des temps

    planètes muettes

     

    Accrochés à l’écorce terrestre

    par quelques mots

    quelques rythmes

     

    Terre sans cadence

    planète muette tourne

    dans le noir

     

    Nous accrochés

    par quelques mots

    par quelques rythmes

     


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  • les livres les objets 
    les pulls les souliers
    les disques les papiers
    le néant par nos mains projeté
    les murs vides
    les armoires esseulées
    leur vie par nos mains dissoute

    dans le cœur de nos cœurs
    un souffle
    dans le regard de nos yeux
    un silence
    ténu
    ténu
    le fil s’étirant vers l’infinie transparence
    rompu
    nos yeux sans retour
    nos cœurs à l’aventure
    le passé leur appartient

     

     


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  • Mais dans le silence

    Tout refermé

    Et les mots engloutis

    Battant dans les veines

    Sans venir à la bouche

    Et les mains nouées

    Attraper

    Le souffle dehors

    Du vent

    Parce que quand même

    Parce que pourquoi pas

    Garder à l'oreille sa musique

    Qui chante pour elle seule pourtant  


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  •  

    Ma voile déchirée par le vent

    S'en est allée parmi les flots salés

    Comme Roland j'ai voulu sonner du cor

    Ma voix en sang s'est perdue dans le temps

    Un lambeau de soleil presque éteint

    Que les hommes n'ont pas pu décrocher

    Pleurait sa douleur sur les châteaux de sable

    Tes yeux baignaient dans le bleu de la mer

    Et la plage était là sous la tente

    Du lin de ton cœur tu fis une amarre

    Si pure si blanche que le flot a pâli

    Ma planche à tes pieds s'est endormie

    Tu m'as dit « Viens tu as froid tu as faim

    Laisse là tes souliers d'eau et de sel

    Viens t'asseoir à ma table il y en a pour deux

    Viens dormir près du feu il y en a pour deux »

     

     

    Ma mie mon cœur trop lourd emplit l'immensité

    Jamais de tes bras tu n'en feras le tour

    Il claque au vent comme un linge à sécher

    Drape-toi dans ses plis il sera plus léger

    Voilà longtemps que mon radeau veut voler

    Mes mains sont sans vie d'en serrer trop les bords

    Mon col ouvert je ne peux même pas le lacer

    Oubliant que la balance a deux plateaux

    Étoile filante tu sillonnes ma nuit

    Laissant une étoile de mer morte à mes pieds

    Je cherche ailleurs un autre ciel

    La girouette du passé a perdu le nord

    Non tu ne connais pas le chemin

    Alors lâche l'amarre mais n'éteins pas la chandelle.

     

    Paroles et musique Raymond Sciré  


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