•    

                           une main

                           dévêtue

                           croque

     

    un peu

    de feuille

    nue                                            là

    arpente           la lumière           mon pas

    l’orée                                         sonde

                                                      l’étreinte

                                                      au ventre

     

    un doigt

    embué            défroissé                                 par l’oiseau

    estompe         mon regard         une paume

    la futaie          respire      affamée

                           la sève                tisse            sur ma peau   un pouls 

                                   résurgence          la houle       se tatoue        bourdon

                                                                          un souffle

                                                                          faisceau          irriguant

                                                                                                 un continent


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  •  

    Sous le saule,

    à l'ombre ajourée

    l'air ralentit le cœur.

    Les ailes des anges

    drapent 

    la lune bleue.

     

    L'obscurité change le décor.

     

    Vertige ...

     

    Les rêves endorment

    le va-et-vient 

    du fil de l'eau,

    baiser de jouvence.

     

    Trouble le sommeil ...

     

    L'esprit chahute le corps,

    sursauts de l'être.

    L'écume de la fatigue

    étouffe 

    le cri des baleines.

     

    Voici l'heure où le ciel

    vole 

    l'or des tournesols.

    La nuit éteint la lumière.

     

    Vertige ...

     

     


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  • Mue

    Débarrassée d’une peau

    de sens ordinaire

    de sens unique

    je vais muer

     

    Je me roule dans le sable sec

    léopard ivre, éléphante,

    enveloppe ouverte

    déchirée

     

    À l’intérieur demeure la lettre

    mouchetée, rayée, fauve

    sous la dictée des jours

    à lire

     

    Et ce sont tous les éléments

    qui vont dicter ma conduite,

    la pluie, le brouillard, le vent

    la rage

     

    Débarrassée d’une peau morte

    de la dictée des jours normés

    j’ai mué pour rêver la rive,

    un rivage


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  •  

    à l'innocence de l'arbre

    j'ai accroché le clone

    de ton amour

     

    perdu parmi les cendres

    d'automne

     

    les bourgeons des souvenirs

    marquant le temps

    de

    leur empreinte

    s'incrustent dans ma paume

     

    quelque part

    se décrypte le parchemin

     

     


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  •  

    L’ombre a resserré l’espace autour de la maison

    Il faut allumer la lampe

    C’est comme une nuit qui n’en serait pas une

    À peine posée

    Dans un temps suspendu

     

    Les mots semblent s’étirer

    Hors de moi

    Envahir le salon

    Tisser une durée sans l’accroche des heures

    Sans rien

    Sans toi non plus

     

    Ce n’est ni l’attente

    Ni l’impatience connue

    À vouloir tes retours

     

    Ton absence est juste là

    Avec le gris dehors

    La chaleur fabriquée

    Qui ronronne dans les radiateurs

     

    Derrière les frontières

    Je touche les infinitudes

    Et laisse les dilatations

    Défaire les certitudes

    Portée par le silence

    Sa douceur d’hiver frileux

     

    C’est un rien si léger

    Un chat furtif

    Qui traverse le jardin

    Dans le noir

    Et que personne ne voit

     

     

     


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