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    I

     

    épouse amoureuse et volage

    qui fais et refais tes bagages

    je t'en supplie au nom de nous

    reviens prendre place chez nous

    c'était le cri d'une lanterne

    déjà éteinte un homme terne

    dont la solitude accablée

    n’avait d'égal' que la bonté

     

     II

     

     je suis amoureux d'une étoile

    une araignée m'a dans sa toile

     oh je sais je fais peur à voir

     si j'avais pu me mettre à boire

    je ferais aussi des voyages

     et pour ceux- là pas de bagages

     seul'ment voilà j'suis pris au piège

     je n' fais plus qu'un avec mon siège

     

        III

     

      j' pouvais tout fair' de mes dix doigts

     du moins c'est encor' c' que je crois

     il ne me reste pas grand chose

     pour voir encore un peu de rose

     je n' l'ai p't-êtr pas assez aimée

    c'est sûr'ment ça qu'elle m'a quitté

     ou alors elle était trop belle

     ou ell' n'aimait pas les bretelles

     

    IV

    je suis amoureux d'une étoile

    répétait-il de sa voix pâle

    plus pâle encor' que le matin

    qui l'a fait voyager si loin

     qu'il n'en reviendra jamais plus

    son étoile éteinte et repue

    de mille et une nuits peu sages

    l'a laissé partir sans bagage

     


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  • Sciriolus poursuit son aventure. Nous envisageons de publier le recueil de Gaspard Pitiot Là.


    Gaspard Pitiot fait partie des poètes de l'anthologie Courts-Circuits publiée l'année dernière.


    Nous lançons une souscription. Pour obtenir le bulletin envoyer un message à

    sciriolus@gmail.com
     

    Brigitte Charnier

    Présidente de Sciriolus


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    L'air est froid, l'air est vif,

     

    Les vagues sont rebelles,

     

    La couleur douce et bleue

     

     Me permet de rêver.

     

     Les montagnes au lointain,

     

    Les sommets enneigés,

     

     Les lumières du soir

     

     Et la côte éloignée...

     

     Je ressens sous mes pieds,

     

     Le bateau qui fend l'eau,

     

     Les cheveux emmêlés

     

     Je me sens respirer...

     

     Vivre à fond un bonheur que seule la mer apporte,

     

     J'aim' les soirs de janvier,

     

     Sur les flots agités.

     

     

     


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    Les yeux du silence

    Boivent l'instant

    Dans l'éternité des futurs

     

    Des essaims de patience

    Butinent l'attente

    De l'infini des possibles

     

    Des volutes d'espérance

    Enveloppent de prières

    L'aube qui point...

     

    ... Dans les replis de ta pudeur

    Je cherche des secrets d'absolu

    Pour retrouver ma nostalgie d'au-delà...

     

     

     


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  • Je retourne au camping une fois de plus

    En mode de vie pauvre

    Ménage minimum

     

    Dépendante du temps et de son humeur

    Vacuité en forme de bulles croassantes

    Je m'incline

     

    Mes pieds sur l'herbe verte

    Entre deux arbres

     

    Tenir l'état de non-étant

    Un rôle de comédienne

    La Divine Comédie me cherche

     

    Me regarder en aveuglée

    Me faire disparaître

     

    Inconnue

    Je chemine inutile

     


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