• Venise en feu

    Venise en feu

    Mon amour embrase le ciel

    Au coucher du jour,

    Chatoiement de couleurs d’incendie,

    Aux mouvements incandescents

    Qui flambent cette ville vouée au culte de Vénus,

    Dans ce jour déclinant

    Les monuments sont les spectres sombres

    Des nuits promises aux plaisirs des discrètes rencontres

    Le masque du carnaval ouvre l’infinie du mystère,

    L’indiscrétion des costumes outranciers

    Où rutile l’opulence provocatrice des étoffes criardes

    Où scintillent les strasses de la nostalgie du paraitre

    Ouvre l’infinie des surprenantes rencontres,

    Se perdre, se mêler, s’oublier, se découvrir, s’encanailler

    Dans les torsades d’amour aux sens sans relâche sollicités

    Dans la discrétion des recoins d’une ville

    A l’odeur humide des surexcitations organiques

    Qui se fondent dans les accouplements de fêtes

    Sans lendemain, mais aux souvenirs impérissables

    De Venise

    Ville qui pousse dans l’eau

    A la joie d’un feu d’artifice aux étincelles de vies consumées

    A l’intensité d’une petite mort


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