Création et Poésie, poésie Grenoble
Le poème Course de korrigans Dénouant le bleu de la bruyère Terre pelée de brume Sur quoi vagit la mer. Dire sa nudité sur Les lèvres du granite, Les mots que profèrent les mâts Lorsque les embrasse le vent. Vents noirs flagellant les genêts Et puis,...
Lire la suiteNous buvions de l'ale au fond des pubs, Filles et fils d'une génération endeuillée Le soleil essayait encore de réchauffer la pierre Immémoriale des dolmens. De quoi bavardions-nous lorsque nos catogans Trainaient sur les comptoirs ? Les têtes de nos...
Lire la suiteLa neige tombait dans son dos lui qui venait d'un pays chaud que de tracas pour papa Les témoins de Jéhovah signèrent son trépas mais tu seras toujours là à mes côtés près de moi La lucha seguira visca catalunya visca el barca salut i força al canut
Lire la suiteun pan de ma vie a sombré dans le froid m'amplifiant de sa solitude cristaux perlant de bleu mes racines étoffées de l'aspérité du silence le tronc que la pluie courbe appelle la morte saison * sommeil apaisé court le souffle sur mon visage moi transpercée...
Lire la suiteLa peau s'émerveille La fleur gémit Sous la pesanteur de tes pétales Le crépuscule engloutit l'avenir Etouffe nos cœurs Le soleil sauvage Galope à l'horizon. De l'abandon Mains en carènes Dans tes bras noirs Lianes réconfortantes Mon corps en appel de...
Lire la suitePrise au jeu Du pique-nique De celui sur la couverture Agréablement étalée Sous leurs corps éponges De l'instant passage de nuages L'agitation de l'herbe Le rempart des pins Mur incertain La terre en rappel de lieu Manger La présence déroutante D'une...
Lire la suiteLa dimension d'enfance sacre la mer gelée en nous Une hache la fend, la brise de ses écritures menues Elles laissent du sable au seuil des phrases voisines du mutisme L'écriture impressionne et grave Car l'océan n'est pas la mer ses bords frangés plus...
Lire la suiteCe murmure éternel du langage à mon oreille Depuis quand est-il apparu ? Les mots se forment et traversent le corps du monde jusqu'à ma bouche. Je te regarde les yeux fermés du fond d'un ailleurs où se joue à être sur un bateau fantôme qui va au fil de...
Lire la suiteLa mer retient en ses hauts-fonds Le spectre des bateaux Envahis par les flots, De marée en marée Elle s'insinue, les ronge, Les tenaille. Les épaves Enlisées à jamais dans les sables, Sans révolte, sans haine Prêtent leurs flancs rouillés A l'assaut...
Lire la suiteQu'êtes-vous devenus, Vous dont j'ai perdu la trace, Quelles brumes, Quels soleils, Quels orages Ont pavé vos chemins ? Depuis que de ma vie Vous avez disparu, Eparpillés çà et là Hors de mes paysages, Sans remords, Sans regrets, Sans tapage, Qu'êtes-vous...
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