• Je t'aime

    comme un long frisson

    qui remonte à la source

    où le soleil se tenait

    rédempteur

     

    Je t'aime

    comme un long silence

    où des mystères

    s'entrechoquent

    sur ton nom

     

     

    Je t'aime

    comme un lourd sacré-cœur

    où anges ni diables

    ne t'atteindront

     

     

    Je t'aime

    comme un long soupir

    une immense enjambée

    marquée au fer

    qui va jusqu'au couchant

     

    Je t'aime

    comme une longue tige

    empreinte de sa taille

    mais qui ne cède pas

    comme un arc -en-ciel

    nimbant le plus profond

    de ma mémoire

     

    Je t'aime

    comme un long vertige

    éclaboussé

    dentelé ça et là

    troué par endroits

    car je t'aime

    comme je t'aime

     

    «parce qu'un soleil ne peut pas être une ombre»


    votre commentaire
  •  

    Ma voile déchirée par le vent

    S'en est allée parmi les flots salés

    Comme Roland j'ai voulu sonner du cor

    Ma voix en sang s'est perdue dans le temps

    Un lambeau de soleil presque éteint

    Que les hommes n'ont pas pu décrocher

    Pleurait sa douleur sur les châteaux de sable

    Tes yeux baignaient dans le bleu de la mer

    Et la plage était là sous la tente

    Du lin de ton cœur tu fis une amarre

    Si pure si blanche que le flot a pâli

    Ma planche à tes pieds s'est endormie

    Tu m'as dit « Viens tu as froid tu as faim

    Laisse là tes souliers d'eau et de sel

    Viens t'asseoir à ma table il y en a pour deux

    Viens dormir près du feu il y en a pour deux »

     

     

    Ma mie mon cœur trop lourd emplit l'immensité

    Jamais de tes bras tu n'en feras le tour

    Il claque au vent comme un linge à sécher

    Drape-toi dans ses plis il sera plus léger

    Voilà longtemps que mon radeau veut voler

    Mes mains sont sans vie d'en serrer trop les bords

    Mon col ouvert je ne peux même pas le lacer

    Oubliant que la balance a deux plateaux

    Étoile filante tu sillonnes ma nuit

    Laissant une étoile de mer morte à mes pieds

    Je cherche ailleurs un autre ciel

    La girouette du passé a perdu le nord

    Non tu ne connais pas le chemin

    Alors lâche l'amarre mais n'éteins pas la chandelle.

     

    Paroles et musique Raymond Sciré  


    votre commentaire
  • Sur un sourire de tes yeux

    En forme d'âme

    Sur un dessin de tes mains

    En forme de cœur

    Sur un frisson de tes lèvres

    En forme d'amour

    Un livre s'ouvre

    Et le souf le de ta voix

    En forme de vie

    Tournera les pages


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique