• La peau s'émerveille

    La fleur gémit

    Sous la pesanteur de tes pétales

     

    Le crépuscule engloutit l'avenir

    Etouffe nos cœurs

    Le soleil sauvage

    Galope à l'horizon.

     

    De l'abandon

    Mains en carènes

    Dans tes bras noirs

    Lianes réconfortantes

     

    Mon corps en appel de caresses

    Cherche en lui-même

    L'éventail de toutes tes traces

    Les ex-lieux de ta tendresse,

     

    Les souvenirs sortent de la lessiveuse

    Quand la chaleur des braises

    Perfore l'opacité du moment.

     

    Mes larmes renversent le désert

    Sur la toiture de l'oasis

    Je t'ai égarée dans les lignes d'un poème.

     


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  • Prise au jeu

    Du pique-nique

    De celui sur la couverture

    Agréablement étalée

    Sous leurs corps éponges

    De l'instant passage de nuages

    L'agitation de l'herbe

    Le rempart des pins

    Mur incertain

    La terre en rappel de lieu

     

    Manger

    La présence déroutante

    D'une étincelle d'amour

    Boire au verre

    Le vin tiède et l'eau du mariage

     

    Sur le qui-vive

    Se donner un peu plus

    Sans s'effondrer

    Dans la crème au chocolat

    Le Saint-Marcellin crémeux

     

    Ignorer le monde de la route

    Les chercheurs de lieux d'abandon

    Les familles bruyantes

    Le chien poursuivant son maître

    Le grillon marmonnant sa contrariété

     

    Pique-nique de perte du confort

    De rencontre intime

    De mots cassés dans du papier d'aluminium

    De rondelles de saucisson qui trottinent

    De champs de blé en farine cuite au four

     

    Le soleil a insisté sur la figure

    Rougissant la peau blanche

    Avalant la fraîcheur de la falaise de granit

    Les corps se déforment

    Reposés en coupe de fruits

    Pique tendre jeu

     

     

     


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  • Une ombre

     

     Me drape

     

    Dans le bain

     

     Du jour qui tombe

     

     Sur la montagne

     

    La mort ouvre la porte

     

    Et la bouche : bonjour

     

    Je me tâte pour savoir

     

    Si j'ai toujours

     

    Deux bras d'amour et dix doigts agiles

     

    Vivante!

     

    Ma paupière mauve

     

    Palpe les étoiles hystériques

     

    Mon sang impur se glisse

     

    Entre les rangs de vigne

     

    Les draps de la tendresse.

     

     

     

    Joue de la musique klezmer

     

    de la clarinette à plein souffle

     

    Ici bas pour les juifs survivants

     

    La nouvelle année 5 777

     

    Un bail sur cette terre

     

    J'en suis étrangère

     

    Pas de repère.

     


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  • Tu mords l'épaule

    Du danseur transparent

    Qui te prête sa main

    Pour suivre ton rythme

    Funeste danse

    Tu t'élèves

    En riant

    A l'horizon des sauterelles

    Criante unité

    Inversion des sons

    Avec ton soutien

    Tu mimes la chaleur des mots

    Ton mantra

    Sois toi présente

    A reprendre infiniment


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  •  

    Tes

    Quatre

    pattes

    Galopent

    Tirant une charrette invisible

    Au sommet du ciel

    Couleur courant-d'air

     

    En écho

    Le bruit du tonnerre

     

    Silhouettes sombres

    En découpe à la fenêtre

    Du dehors

    Qui surgissent

    De la terreur anagrammée

    Par l'esclave fouetté

    Sans fin

    Toute puissance du blanc

    Aux rumeurs acides

     

    Cheval de colère lumineuse

    Tu traverses les landes humaines

    Encombrées de lambeaux de peaux

    De mains

    Abandonnées aux champ de canne à sucre.

     

    Témoins jacassant sur la plage

    De l'oubli

    Corps sans âmes

    Colorés faiblement

    Par la méchanceté nonchalante

    Enveloppée par la serviette de l'humanité.

     


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