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    à l'innocence de l'arbre

    j'ai accroché le clone

    de ton amour

     

    perdu parmi les cendres

    d'automne

     

    les bourgeons des souvenirs

    marquant le temps

    de

    leur empreinte

    s'incrustent dans ma paume

     

    quelque part

    se décrypte le parchemin

     

     


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    votre main ne pêchera 
    plus
    les effluves marins

    la muraille a étendu sa solitude aux confins de mon corps

    les vaisseaux 
    éventreurs de lumière
    humaine

    abolissant les désirs 

    votre main s'évanouit de 
    mon paysage


    la langue qui m'a créée 
    n'incisera
    plus le parchemin de vos images

    ma paume se figera dans le bleu de mes paupières

     


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  • les livres les objets 
    les pulls les souliers
    les disques les papiers
    le néant par nos mains projeté
    les murs vides
    les armoires esseulées
    leur vie par nos mains dissoute

    dans le cœur de nos cœurs
    un souffle
    dans le regard de nos yeux
    un silence
    ténu
    ténu
    le fil s’étirant vers l’infinie transparence
    rompu
    nos yeux sans retour
    nos cœurs à l’aventure
    le passé leur appartient

     

     


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  • un pan de ma vie

    a sombré

    dans le froid

    m'amplifiant de sa solitude

     

    cristaux

    perlant de bleu

    mes racines

    étoffées de l'aspérité

    du silence

     

    le tronc que la pluie

    courbe

    appelle la morte saison

     

    *

     

    sommeil apaisé

    court

    le souffle

    sur mon visage

    moi

    transpercée

    de son silence

     

    sommeil apaisé

    ma main sur son bras

    caresse inversée

     

    *

     

    j'étais bourgeon

    j'étais rameau

    j'étais branche

    j'étais tronc

    je suis arbre

    qui s'enracine

     

    *

     

    du souffle au silence

    geste brisé

    naissent les embruns

     

    vos deux mots

    abolis

    déchirent ma voix

    remplie

    d'absence

     

     

     


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    un matin sans soleil

    à deux

     

    le café

     

    nos courbes

    nous désorientés

    nord sans recours

    vertige du brasier

     

    vortex endormi

     

     

    café polaire

     

     

     

     


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