• Code-barre subtil

    rangés comme des boites sous la ligne

    sous la lettre sous le mot

     

    Où sont les regards de printemps ?

     

    La voix le cri le chant qui vibre

    le regard qui brille dans les draps

    les cheveux filés en cascade

     

    Que s’effleurent au ciel les amants !

     

     

     

     

    Code-barre subtil

    lavés casés rangés pliés sous la pile,

    repassés sous la quête d’une caresse ou d’un mot

     

    Que se rompe enfin le silence

    la poche des eaux !

     

    Être ton septième jour d’avril

    ta renouée du dimanche

    Ces profondeurs ces prés ces vignes

    quand disparues sous la neige

    les glaces se fendent

     

    Être ton brise-glace amer en lamé blanc

     

     

     

     

    Code-barre subtil

    pans coupés

    glaciers limés claviers grisés

    orangers fleuris dans les vignes


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  •  

    Accrochés à la croûte terrestre

    par l’alphabet

    Oh tout ce qu’il permet

     

    Tous les morts de nos millénaires

    dessous la surface fertile

    n’écrivent plus

     

    Tournons tous dans le cosmos

    rythmé des temps

    planètes muettes

     

    Accrochés à l’écorce terrestre

    par quelques mots

    quelques rythmes

     

    Terre sans cadence

    planète muette tourne

    dans le noir

     

    Nous accrochés

    par quelques mots

    par quelques rythmes

     


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  • La dimension d'enfance sacre

    la mer gelée en nous

    Une hache la fend, la brise

    de ses écritures menues

     

    Elles laissent du sable au seuil des phrases

    voisines du mutisme

     

    L'écriture impressionne et grave

     

    Car l'océan n'est pas la mer

    ses bords frangés plus incertains

    ses bords du monde toujours aux vents

     

    toujours au bord de la mémoire

     

    La mémoire des carnets de bord

    moyens du bord des origines

     

    Toujours au bord de quelque chose

    tellement attirée par le vide...

     

    Voir l'horizon devant la mer

     

    Le vide est là dans les falaises

    dans les champs de blé et les ruines

     

    La dimension d'enfance sacre

    la mer gelée en nous


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  • Ce murmure éternel du langage

    à mon oreille

    Depuis quand est-il apparu ?

     

    Les mots se forment

    et traversent

    le corps du monde jusqu'à ma bouche.

     

    Je te regarde les yeux fermés

    du fond d'un ailleurs

    où se joue

    à être sur un bateau fantôme

    qui va au fil de la rivière,

    poème, petit saumon.

     

    Verse encore, clairs et vifs, ouverts,

    tes mots de paroles plastiques

    qui crochent et enclenchent

    des textes

    dans mon corps docile

    en attente.

     

    Poème, arbre effilé d'hiver,

    le monde est si loin dans le noir

    que je dois le porter en moi

    avec son accent et sa langue

    qui roule et s'enroule jusqu'à toi.

     

    Parce que la nuit tombe si vite,

    petit poème...

     

    Et comme un peintre chinois

    j'entre dans les pages de papier

    avec mon amoureux au bras

     

    et nous nous transformons

    en traits, en mots, en graphes.

     

    Cheminons dans le paysage

    sous les nuages

     

    dans le poème.

     


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  •  

    Failles ouvertes

    Falaises avides

    de la chute de nos idéaux…

     

    Sur un lit sonore de feuilles

    se déroulent ces pensées troubles

    et dans les fissures s’en vont

    les amours mortes

     

    Failles ouvertes

    Falaises avides

    de la chute de nos idéaux.


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