•  

    Accrochés à la croûte terrestre

    par l’alphabet

    Oh tout ce qu’il permet

     

    Tous les morts de nos millénaires

    dessous la surface fertile

    n’écrivent plus

     

    Tournons tous dans le cosmos

    rythmé des temps

    planètes muettes

     

    Accrochés à l’écorce terrestre

    par quelques mots

    quelques rythmes

     

    Terre sans cadence

    planète muette tourne

    dans le noir

     

    Nous accrochés

    par quelques mots

    par quelques rythmes

     


    votre commentaire
  • La dimension d'enfance sacre

    la mer gelée en nous

    Une hache la fend, la brise

    de ses écritures menues

     

    Elles laissent du sable au seuil des phrases

    voisines du mutisme

     

    L'écriture impressionne et grave

     

    Car l'océan n'est pas la mer

    ses bords frangés plus incertains

    ses bords du monde toujours aux vents

     

    toujours au bord de la mémoire

     

    La mémoire des carnets de bord

    moyens du bord des origines

     

    Toujours au bord de quelque chose

    tellement attirée par le vide...

     

    Voir l'horizon devant la mer

     

    Le vide est là dans les falaises

    dans les champs de blé et les ruines

     

    La dimension d'enfance sacre

    la mer gelée en nous


    votre commentaire
  • Ce murmure éternel du langage

    à mon oreille

    Depuis quand est-il apparu ?

     

    Les mots se forment

    et traversent

    le corps du monde jusqu'à ma bouche.

     

    Je te regarde les yeux fermés

    du fond d'un ailleurs

    où se joue

    à être sur un bateau fantôme

    qui va au fil de la rivière,

    poème, petit saumon.

     

    Verse encore, clairs et vifs, ouverts,

    tes mots de paroles plastiques

    qui crochent et enclenchent

    des textes

    dans mon corps docile

    en attente.

     

    Poème, arbre effilé d'hiver,

    le monde est si loin dans le noir

    que je dois le porter en moi

    avec son accent et sa langue

    qui roule et s'enroule jusqu'à toi.

     

    Parce que la nuit tombe si vite,

    petit poème...

     

    Et comme un peintre chinois

    j'entre dans les pages de papier

    avec mon amoureux au bras

     

    et nous nous transformons

    en traits, en mots, en graphes.

     

    Cheminons dans le paysage

    sous les nuages

     

    dans le poème.

     


    votre commentaire
  •  

    Failles ouvertes

    Falaises avides

    de la chute de nos idéaux…

     

    Sur un lit sonore de feuilles

    se déroulent ces pensées troubles

    et dans les fissures s’en vont

    les amours mortes

     

    Failles ouvertes

    Falaises avides

    de la chute de nos idéaux.


    votre commentaire
  •  

    Écrire un texte troué

    et lumineux

    et que s’y faufilent des ombres,

     

    des couleurs, des fenêtres ouvertes

    sur les cris des enfants,

    les odeurs d’herbes,

    le parfum des pivoines,

    les chants d’oiseaux…

     

    Écrire un texte troué, à fenêtres,

    ouverte au flux de l’univers ,

     

    des traits, des failles luminescentes,

    des mots qui redoutent le contact,

    battent les syllabes, découpent l’espace

     

    Écrire un texte à trous

    mais comment

    faire advenir la présence ?

     la neige, le vent, et l’amour ,

     

    l’amour qui emporte tout…


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique